Onomatopées

Je vous ai déjà parlé, dans ces lettres de la semaine, de Kenji Miyaszawa. Ecrivain, poète japonais, écologiste avant l’heure. Vous en retrouverez les traces dans la lettre du 12 mars 2014, dans laquelle j’ai reproduit son très fameux poème: « Ame ni mo makezu », « Ne vous laissez pas abattre par la pluie », et la lettre du 16 mars 2014 dans laquelle j’en dis un peu plus sur lui.

Dans ses écrits, Kenji Miyazawa aimait bien parfois les ponctuer d’onomatopées, comme pour leur donner une sorte de bande son, une certaine épaisseur. C’est le cas dans le court poème ci-dessous, qui convient à nos journées pluvieuses de cette semaine. Même si la traduction perd probablement un peu de sa vraie sonorité japonaise, je l’aime bien quand même.

« En tombant, le brouillard rebondit

posham, posham

Le brouillard dégouline

tsui, tsui. tsui, tsui

Les perles du brouillard dans le bois gonflent et gonflent et s’égouttent

potari! «